Morelia kinghorni

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Morelia kinghorni

Message  chris42210 le Sam 27 Aoû - 16:48

D’après:



Morelia kinghorni (stull,1933)
Pyhon des buissons australien
texte original: Brian Barnett




Cette espèce est la plus grosse de serpent australien et est également connu sous les noms de python amethyste et python des rochers.

J.R Kinghorn, un des premier herpetologiste australien, a mentionné ce serpent comme le python du nord du Queensland, liasis amethystinus kinghorni.

Depuis ce jour il a été placé dans le genre morelia et est considéré comme séparé des espèces de Nouvelle-Guinée, morelia amethystina, les spécimens australien deviennent plus gros que ceux de Nouvelle-Guinée.

Le python des buisson australien a un corps relativement mince avec la tête distincte et de gros yeux. Ils sont irisés avec de doux éclats ( en référence à l’améthyste) de coloration or à jaune-olive et jaune-marron avec des séries de latérale sombre, de bandes et de taches irrégulières. Le patron dorsal est plus distinct sur la partie antérieur et le dessous est crème ou blanc. Les plus jeunes animaux sont compréssés latéralement mais s’élargissent au fur et à mesure qu’il deviennent mature. Il a été reporté que cette espèce peut atteindre 7 M de long mais il est douteux qu’il existe des spécimens de plus de 6 mètres. Les serpents de 5 M ne sont pas rare.

Le python des buissons se rencontre de townsville dans le nord-est du Queensland jusqu’aux îles de Torres Strait. On les aperçoit particulièrement dans les forêts tropicales humides, les forêts de moussons et les fourrés de vignes mais ils ont aussi été observés dans des forêts de sclerophyll sèche et les régions boisées.




Ils s’abritent dans des troncs creux, des crevasses rocailleuses, des batiments abandonnés et en dessous des masses épaisses de végétations.
Le python des buissons sont généralement nocturne mais sont parfois observés durant la journée, enroulé et digérant un gros repas.
Les proies naturelles qui ont été répertoriées incluent des rats locaux, des bandicoot au long nez (Perameles nasuta ), de milan siffleur (Haliastur sphenurus) de chauve-souris frugivore, de porc des buissons,de marsupiaux ( Petaurus breviceps ), de guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus), de wallaby et de trois espèces de kangourous. Ils apprécient aussi les poulets et sont capables d’entrer des les poulaillers. Les juvéniles mangent de petits mammifères et des oiseaux, ils sont plus arboricole et deviennent de plus en plus terrestre au fur et à mesure de leur croissance.

peramales nasuta:


haliastur sphenurus



merops ornatus:


Petaurus breviceps



Durant la saison sèche, des accumulations principalement de vieux males ont été observées, pendant lesquelles des combats ainsi que des copulations ont été enregistrées.
Les combats de males durant la saison des amours, incluent des combats qui engendrent des morsures qui souvent sont assez profondent pour exposer les muscles sous-jacent, les tendons ou les cotes.
Les accouplements ont lieu entre juillet et septembre, environ 12 oeufs sont déposés en décembre ( Torr,2000). Les pythons des buissons se déplacent plus durant la saison humide.

Une étude dans leur milieu naturel a montré des températures du corps diurnes des pythons actifs d’une moyenne de 25,2°, et était largement corrélées avec la température de l’air et du substrat.
Les gros serpent était plus chaud que les petits, peut-être car ils reflétaient une variation des températures plus lentes.
Le python des buissons est probablement en sécurité dans la nature, seul la destruction de son habitat semble pouvoir le menacer.

Management captif:

L’historique de ces serpents en captivité a quelque chose d’ assez contradictoire; lorsque celui-ci est comparé aux autres pythons australiens, principalement en raison de leur caractère. La plupart des pythons des buissons et cela indépendamment de leur taille mordent aisément leur propriétaire.
Les serpents habitués dès leur plus jeune age peuvent être conditionnés pour être manipulés réguilèrement et il y a toujours un spécimen au comportement agréable.
En raison de la taille « géante» qu’atteind cette espèce, sur le long terme son maintien nécessite des considérations spécifiques. Les plus petits spécimens ont une préférence pour des terrariums avec de grandes hauteurs, et des branchages pour une activité arboricole.
Bien que considéré comme une espèce pas difficile à maintenir ils sont susceptibles de présenter des pathologies respiratoires si les température chute en dessous d’un niveau optimum.

Les males de morelia kinghorni deviennent légèrement plus long et plus gros que les femelles.



Elevage:

La determination des sexes est effectué par sonfage cloacal celle-ci s’enfonçant jusqu’à 12-17 écailles subcaudales chez les males et 5 à 10 écailles subcaudales pour les femelles ( Barker & Barker 1994)



Bien que j’ai élevé à de nombreuses occasions des pythons des buissons ce compte-rendu ce concentre sur un seul élevage en raison du grand nombre de données collectées et mené à terme avec la naissances des jeunes.

Le male provenait d’une naissance et fut alimenté de manière négligé, il mesurait approximativement 2m45 de long. Il avait 7 ans. Il fut logé seul dans un terrarium conventionnel controlé à l’aide d’un thermostat selon les variation saisonnière.
La méthode de chauffage était une simple ampoule infra-rouge.
Les cycles d’eclairages journaliers étaient mis en route manuellement.
La femelle étaient captive depuis longtemps mais ne provenait pas d’une éclosion. Elle mesurait 2m33 de long.
Elle était loger comme le male avec une ampoule infra-rouge controlé avec un thermostat pour source de chaleur.
Les deux thermostats étaient réglé sur 30°, mais les températures directement en dessous de l’ampoule était sensiblement plus élevé quand celle-ci était allumée.
Préalablement à la réunion du couple, aucun changement de température ne fut effectué, ni même un abaissement de celle-ci.
Le terrarium de la femelle fut choisis pour y introduire le male.
Il mesurait 1m22 de long * 61cm de large et 76 cm de hauteur. Les seules fourniture à l’intérieur en plus du substrat de gravier était un gros rondin creux et un bol d’eau.

Accouplement:

Le male fut introduit chez la femelle le 5 juin et le thermostat fut abaissé de 30° à 22°. Ce qui eu pour résultat d’obtenir une température minimum de 22° mais pouvais montée durant les heures d’éclairage journalier car la température ambiante de la pièce fluctuait.

Il y avait toujours un peu de doute quant à savoir si la femelle serait capable de porter ses oeufs en raison de sa taille assez mince, mais il fallait de toute façon tenter le coup. Ceux qui ont maintenu des pythons des buissons australien savent qu’un spécimen de 2m44 restera un serpent très mince.
Ayant déja vu des oeufs «rabougris», je ne pouvais pas les imaginer portés par cette femelle en particulier.

Tout en préparant cet article, je discutait avec quelques herpétologistes, Simon Kortland, porta à mon attention que le livre du professeur Rick Shine: «Australian Snakes- A Natural History 1991, dans lequel une liste de diagramme indiquant la taille minimum pour accoupler de nombreuses espèces incluant Morelia Kinghorni. Shine mentionnait une taille de 2m33 ce qui était exactement les mêmes mensurations que la mienne.

Aucune activité sexuelle ne fut observé car les deux spécimens passaient la plupart de leur temps dans le rondin creux.
Le 9 juillet, cinq semaines après l’abaissement des températures, celles-ci furent augmenté de 22° à 30° à l’aide du thermostat.
Aucun rafraichissement nocturne ne fut appliqué.
La femelle passait de longues périodes sur le haut du rondin qui devait être le point le plus chaud quand l’infra-rouge fonctionnait.
Durant le mois de septembre il apparu que la femelle était gravide, mais en raison de sa taille et de sa relative minceur, les oeufs ne paraissaient pas normaux par rapport à ceux des autres pythons.
Le serpent était «frippé» et les oeufs disposé de manière à faire penser à un chapelet de saucisses par rapport à la forme normal des pontes.
Le male fut replacé dans son terra avant que la femelle n’effectue sa mue et replacé dans son terra.
La femelle mua le 26 septembre, se qui s’avérera être 34 jour avant la ponte.
Aucun des serpents n’a mangé pendant la période où ils étaient ensemble, le male fut nourri dès qu’il retourna dans son terra et la femelle peut de temps après la ponte.

Ponte:

Avant que la femelle ne dépose sa ponte, elle pouvait se positionné enroulé, le ventre en l’air dans la position habituelle lorsqu’un python est gravide.


A ce moment là, le rondin creux fut oté et remplacé pour une courte durée par un carton de pack de bière ( pour facilité les observations). Il fut finallement remplacé par un grand tambour en plastique remplit de tourbe humide, il fut coucher sur le coté avec la moitié du couvercle coupé comme entrée.
Pendant quelques semaines le serpent passait quelques moments dans la boite de ponte, mais se réchauffait générallement sous l’ampoule infra-rouge.
Durant la dernière partie de la gestation, j’étais attentif car son corps était extrémement tendu.
Le 30 octobre elle déposa 5 oeufs fertiles. Ils ne furent pas pondu dans la boite de ponte mais dans une cavité entre la boite et les murs du terrarium. Elle l'avait créé dans ce but une dépression peu profonde dans le substrat.
Observant la femelle après la ponte, ( les oeufs avaient une apparence normal dès qu’ils avais été déposés), fut vraiment incroyable, car elle n’apparaissait pas différente.
La femelle après la ponte fut pesé à 1Kg382.
Dès que la ponte fut terminé, les 5 oeufs ( adhérant en grappe) furent retirés des anneaux de la femelle.


Incubation:

Comme ils furent pondus quelques heures plus tôt, la séparation des oeufs de la grappe ne fut pas compliqué

Bien que les éleveurs inexpérimentés frissone probablement en voyant la texture ressemblant au parchemin des oeufs, ceux-ci étant progressivement séparés les uns des autres, de petits fragments reliant les oeufs se détache de la surface lisse de la coquille.
La raison pour laquelle je les ait séparés et que je n’ai pas incuber la grappe, et qu’ainsi je pouvais les pesé.

L’incubateur est le même que j’utilisais, avec de légère modifications, depuis plus de 20 ans. D’une grande simplicité, quoique de grands esprits en ont améliorer la conception sans obtenir de meilleurs resultats.
L’incubateur est une boite en bois qui peut contenir 12 boites à pain. Six ampoules de 15W sont fixer sur le plafond, il y a une distance de 25 cm entre l’ampoule et le haut des boites.
Cela fournit une chaleur plus uniforme qu’un système de chauffage plus rapide.
La pièce d’élevage à des conditions de type tropicale la plupart du temps, ce qui signifie que dans l’incubateur il n’y a pas trop d’effort à faire pour atteindre la température désirée.
Les ampoules sont controllé par un thermostat RAD.5 et à une tolérance de 2°.
Le thermostat est réglé par rapport aux températures dans les boites, et non celle à l’intérieur de l’incubateur, car les boites à pains retiennent la chaleur plus longtemps que dans l’incubateurs lui même.
Une sonde est placée dans l’une des boites et relié à un thermomètre visible de l’extérieur pour facilité les controles.
Dans les boites, 150 g de vermiculite préparer et mélangé avec 150 ml d’eau sont disposés.
Les 5 oeufs sont placés dans la boite et ceux-ci sont à moitié enterré. Le bas de chaque oeuf touchait presque le fond de la boite. La partie supérieur de la boite fut fermé et placé dans l’incubateur.
La température dans l’incubateur ( où plutot les boites) varia de 29° à 31,5°.
Les boites ont été choisis pour ne pas être totalement hermétiques, celle-ci perdait approximativement 8% d’humidité chaque semaine.
Le couvercle fut ouvert quelques secondes une fois par semaines.
La boite a été tourner et la condention enlevée sur la face avant la plus fraiche.
L’oeuf le plus proche de celle-ci était devenu plus gros tandis que celui à l’extrémité avait légèrement diminué.

Je n’étais pas certain des temps habituels d’incubation et les avis divergeaint beaucoup, mes préoccupations ont augmenté quand les oeufs commencèrent à ressembler à des ballons de rurby à moitiés dégonflés.
Un petit ajout d’eau de 10-15 ml fut mis en dessous de l’oeuf n°5, ceci devait augmenter le poids des oeufs avant l’éclosion.
Lorsque la première tête dépassa de la coquille, les oeufs furent mesurés et pesés.
Les oeufs avait eu de minimes pertes, 4,7g (n°1) et 2,61g (n°2). Les trois autres oeufs avait pris du poids, deux eurent un gain minime de 1,2g (n°3) et 1,38g (n°4) tandis que le n°5, celui-ci ou l’eau fut ajouté pris 6,82g. En résumé pas de pertes ou de gains de poids d’une façon significative. La taille des oeufs fut seulement déterminé par l’eau perdu où ajouté.

Naissances:

Chaque serpent émergea de l’oeuf dans les 24 heures après qu’il l’ai fendu, où qu’il ait été fendu.
Le premier quitta sa coquille le 23 janvier et le dernier le 25 après 85-87 jours d’incubation. Les oeufs 1 à 4 furent fendu par leur hote et mon impatience causa l’incision du numéro 5.

Les nouveaux-nés sont généralement tout à fait placide avant leur premier repas et ne sont pas distinctivement marqués comme les adultes. Ils ont une couleur cuivrée uniforme.

Chacun des jeunes serpents fut placés dans un terrarium de 30 cm. Le substrat était du gravier d’aquarium de granulométrie 8 nettoyé. Un petit bol d’eau et une petite boite servant de cachette était les seuls accessoires. Un couvercle en bois avec une aération en plastique de 8cm*4cm était inclus sur ces terrariums.
Chaque coté fut peint, hormis la face avant, pour fournir plus de calme et de sécurité au bébés.
Le chauffage était assuré par la chaleur de la pièce, la proximité des autres terrariums faisant varier celle-ci. La gamme de température était de 27° à 32°.
Les juvéniles se virent proposés leur premier repas immédiatement après le première mue ( 12-13 jours).

N°1 Refusa la nourriture proposée le premier jour, le deuxième, quatrième et huitième après sa mue.
Les types de proies étaient de petites souris de plus de 7 g et des rosés de rat.
Le 13ème jour après sa mue ( 26 jour après la ponte) ce serpent mangea deux souris de 5-7 g. Il se nourrissait régulièrement à partir de là.

N°2 Refusa de se nourrir les jours 1,2 et 4 après la mue, mais accepta 3 souris le huitième jour ( 21 jours après sa naissance). Il était réticent devant la nourriture le mois suivant, acceptant quelques repas mais en refusant la plupart. Après cette période il s’est apaisé et acceptait aisément les souris.

N°3 Refusa la nourriture les jours 1,2,4,8,13,18 et 21 après la mue. Les repas proposé était toujours des petites souris. Le 22ème jour il fut nourri de force avec une petite souris. Encore une fois il refusa de manger les jours 25,28,29,35 après la mue et le 36ème jour il fut à nouveau gavé avec trois petites souris, représentant un total d’un peu moins de 10 g. A partir de cette période il mangea volontairement, mais fut un peu récalcitrant pendant quelques mois.

N°4 Refusa toutes nourritures, que ce soit des petites souris ou des rosés de rats.
Pendant un temps considérable il fut nourris de force à de nombreuse reprise avant d’accepter volontairement de manger un rosé de rat, 80 jours après la mue et donc 93 jours après sa naissance.
A partir de là il se calma et devint un bon mangeur acceptant les rats tout comme les souris

N°5 Mangea seul dès le lendemain de sa mue.
Ces premiers repas contribuaient finalement et manifestement à la différence entre leur tailles pour les années suivantes.
Celui qui était bon mangeur eu une croissance plus rapide que les autres, d’autant que le programme de nourrissage était basé sur le « tout ce que tu peut manger», ce qui fit qu’il fut presque impossible pour les retardaires de le rattraper.

Comme les serpents grossissaient il furent transfférré dans des terrarium plus grand. Il furent alors placés dans des terrariums thermostatés et chauffer avec des ampoules bleues de 40 W.


Conclusion:

Il n’y eu pas de problème majeur pour l’élevage des jeunes, à part de nombreuses morsures évitées de justesse en raison de leur enthousiasmes. Seulement un, le plus gros, était calme et non-agressif et pouvait être manipuler librement et sans retenue, ce qui ne doit pas être tenté avec un serpent de plus de 4m.

Plus d’expérience fut acquises pour les portées suivantes et les problèmes rencontré avec les recalcitrants aux rats et souris fut éliminer en leur offrant de petits pinsons.
Les jeunes serpents pouvait être sevrés des oiseaux pour passer à la souris ou au rat après quelques repas.
Le projet fut écourté pour cause de problème de santé, cependant la plupart des informations a été obtenue.

La croissance est extremement rapide et naturellement la plus rapide fut celle de ceux qui consommait le plus de nourriture. A l’age de 12 mois, un spécimen atteignait juste 2m10 de long.

Le plus gros sujet à l’age de deux ans mesurait plus de 3m70, à la fin de l’enregistrement des taux de croissances au bout de 27 mois, le plus gros dépassait les 3m88. Les mesures occasionnelles qui furent prises après cette période, vers l’age de 3 ans, montra que le plus gros morelia kinghorni mesurait plus de 4m40.

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